#ChickGoesEast – Quitter l'Allemagne pour l'Italie

Mais qu’il est long ce récit de voyage… J’avoue j’ai trop tardé et ca devient presque la corvée. Un récit factuel, fait davantage d’info pratiques que de ressentis. Alors je vais fouiller dans mes souvenirs. En février, il fait bon se rappeler de l’été dernier pour patienter avant l’été qui vient.

Je me souviens que je n’ai pas aimé rouler en Allemagne. Que les autoroutes sont belles et larges, qu’il faut éviter la 3me voix si tu n’es pas calée à 200 km/h, mais qu’il n’y a pas grand chose à voir au milieu. Que j’ai poussé un cri de soulagement en passant la frontière italienne. Que l’Autriche entre les 2, est bien un entre 2. Plus jolie mais pas moins rude.

Je me souviens des Petrolettes. Que c’était un peu le chaos de l’organisation mais dans un lieu incroyable. Que des meufs peuvent enflammer la scène en jouant du rock aussi bien que des mecs. Qu’être qu’entre meufs quand même, ca te détend quelque chose à l’intérieur de toi.

Je me souviens du Großglockner pass. Le 1er col que j’ai du payer, de toute mon histoire de motarde. Que c’est pas moins cher si c’est dans le brouillard. Mais que heureusement il y a 3 cols en 1 et si tu perds au grattage, tu peux gagner au tirage. Que c’est beau, quand même, la montagne, le Tyrol et les Alpes.

Je me souviens des routes du Tyrol. Que c’est en Italie aussi mais c’est comme si c’était toujours l’Autriche. Que Google me disait que c’était des routes alors que c’était des cailloux dans les vignes. Que c’est à ce moment que j’ai terminé mon voyage dans ma tête, que je ne voulais plus de petites routes, que j’avais peur de vouloir laisser la moto là, dans un coin pour venir la chercher l’an prochain. Qu’un mois de voyage dans les bras ca fatigue et que j’avais épuisée ma réserve.

Je me souviens des larmes de bonheur en déjeunant au bord du Lac de Garde, du soulagement de ressentir la douceur italienne, de la quiétude seule dans mon chateau des Anges près de Bergame, du goût de bonheur de la 1ere foccacia à Gènes en attendant Hala, de la joie de prendre le bateau pour Camoglie.

Je tri mes photos et plein d’autres souvenirs me reviennent. Je me souviens que c’était quand meme une aventure folle. Que partir un mois sur la route, seule ca m’a permis de rencontrer plein de gens, de voir plein de choses. Que je le referai sans hésiter. On part demain ?